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Bioéthique : problèmes sociétaux et progrès médicaux

Conférence du 29 avril 2024, de Madame le Docteur Cambon-Thomsen


Mme le Docteur Cambon-Thomsen (photo ci-dessous), élève du Pr Ducos récemment décédé, nous a exposé les relations entre les sciences biologiques, la génétique en particulier, et la bioéthique ; elle est spécialiste dans ces deux domaines et membre de comités français et européen.



La bioéthique nécessite une réflexion permanente visant à guider la conduite de nos actes, à prendre des responsabilités, à aboutir à des consensus à la recherche du « moindre mal » dans tel ou tel domaine. Elle s’appuie sur la raison, la considération des rapports avec autrui afin que la décision à laquelle elle aboutit facilite le bien-vivre, le bien soigner. Elle peut être selon les cas un stimulant ou un frein à la recherche.


Après une période de réflexion débutée en 1983, la France a la particularité d’avoir édicté en 1994 les premières lois de bioéthique concernant le corps et l’utilisation de ses constituants ; elle a ainsi défini des conduites concernant l’embryon, les cellules-souches, la transplantation… avec l’obligation de réviser ces lois chaque sept ans.


Ces révisions ont eu lieu en réalité en 2004, 2011, et 2021. La plus récente a débuté en 2018 par la création des États Généraux de Bioéthique organisés partout en France regroupant comités citoyens et experts débattant dans des réunions publiques et aboutissant à un rapport de synthèse. Entre autres sujets abordés examinés ensuite à l’Assemblée, au Sénat, au Comité Consultatif, avant que des lois soient publiées au Journal Officiel, on peut retenir : l’assistance médicale à la procréation pour toutes les femmes, l’interdiction de la grossesse pour autrui, l’élargissement progressif de l’utilisation des cellules-souches, des dispositions concernant les neurosciences et l’intelligence artificielle. En génétique médicale, la facilité acquise concernant le séquençage du génome humain en totalité permet le dépistage de maladies pouvant se déclarer cliniquement ultérieurement ; cela pose le problème de l’information de l’intéressé et de sa famille. L’accès aux origines en cas de procréation par don de sperme, le statut de donneur de cellules hématopoiétiques élargi aux mineurs, le don croisé pour transplantation entre vivants ont aussi été précisés.


On voit que les sujets sont multiples ; la consultation du public, le rôle des médias sont de plus en plus importants ; les lois évoluent en fonction des découvertes scientifiques et du contexte sociétal.

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